Sélectionner une page

Maintenant que vous avez à peu près compris ce qu’était la blockchain (avec des œufs) on peut aller plus loin et voir la différence entre la blockchain Ethereum et Bitcoin.

Il ne s’agit pas d’étudier ce qu’est cette technologie mais plutôt de s’intéresser à ce qu’elle rend possible. Les Bitcoins c’est bien mais il y a tellement plus. A sa création en 2009, le Bitcoin, basée sur la blockchain, devient la première crypto-monnaie de grande échelle.

Et c’est tout.

C’est déjà pas mal vous me direz, mais son utilisation se limite alors à des échanges monétaires.

Monnaie virtuelle, impact réel

En gros la crypto n’est que la partie visible de l’iceberg Blockchain, la tête de proue d’une révolution technologique de grande ampleur. L’apparition de ces monnaies virtuelles (Bitcoins, Ether, Litecoin, Ripple, Dash et j’en passe) constitue une innovation géniale car elle se positionne au dessus des Banques, Etats, Gouvernements et en ce sens a ouvert la voix à la révolution Blockchain.

La monnaie digitale a fait comprendre un fonctionnement alors oublié, le retour au troc, à l’échange de particulier à particulier sans passer par une tierce partie. Un genre de retour à la souveraineté populaire version 2K18.

Blockchain 2.0

L’Ethereum, c’est un peu la blockchain 2.0, on garde le même concept que l’on fait évoluer avec l’apparition de nouvelles fonctionnalités comme les smart contracts.

Ethereum permet d’exploiter à fond les caractéristiques qui rendent la blockchain hyper novatrice: la décentralisation et l’automatisation sans tiers parti. Il permet aussi de l’ouvrir à de nouveaux profils. Ces technologies sont développées en open source. Tout le monde peut s’y mettre mais il faut juste savoir s’y prendre.

Smart Contracts

Les smart contracts sont des algorithmes qui effectuent des opérations automatiques, des lignes de codes qui obéissent aux paramètres qu’on leur a fixé. On peut donc imaginer tout ce que ces 1 et ces 0 peuvent désormais remplacer.

Vente, mais aussi assurance, finance, immobilier, services à la personnes…Tout service centralisé peut être décentralisé grâce à la blockchain, peu importe le secteur tant qu’il s’agit d’un échange de biens ou d’information entre individus. Et on ne nous a pas attendu, puisqu’il existe des centaines d’applications possibles. Depuis la pêche, où un système basé sur la blockchain permet d’attester de la légalité de la prise, jusqu’aux médias, où la blockchain permet au journalisme d’investigation d’éviter la censure.

DAO, le futur ?

Organisation décentralisée autonome où les smart contracts remplacent les règles et structures d’une organisation classique, et les tokens donnent un droit de vote. C’est une entreprise qui se gère donc seule, qui n’a ni besoin ni intérêt à l’intervention humaine. Fiable, sécurisée, inaltérable, les possibilités de la blockchain ne sont limitées que par l’esprit humain et ses capacités. Les smart contracts sont de simples lignes de code, et à ce titre, leur qualité dépend des compétences de leurs auteurs.

Finalement, on ne sera peut être pas remplacés par des robots, mais plutôt par des 1 et des 0.

Révolutions à la chaîne

La blockchain annonce deux potentielles révolutions d’un point de vue sociétal: la modification d’un système hiérarchique de la société jusque là en étoile, ainsi qu’une remise en question de la place du travail dans la vie de l’individu.

Retour aux {codes} sources

Supprimer le tiers parti lors d’échanges entre deux individus cela revient tout simplement à couper l’intermédiaire professionnel entre deux particuliers. Cela implique aussi la refonte de nombreuses industries et secteurs qui n’auraient plus lieu d’être. Vente de particulier à particulier ou directe depuis le producteur, ce type de consommation fait depuis plusieurs années un retour fracassant auprès d’un public avide de transparence, mais aussi d’un commerce plus authentique et équitable.

On peut donc imaginer sans trop d’extravagances, une société où le pouvoir des institutions serait amoindri au profit de celui de l’individu. Partage de l’information, échange de données sécurisées et anonymes, transparence, accessibilité, des caractéristiques qui arment le public face à d’éventuels abus.

Vacances ou chômage

Deux manières d’approcher cet événement: la raréfaction du travail.

Des technologies comme la Blockchain mais aussi les avancées dans le domaine de la robotique et l’évolution d’une main d’oeuvre toujours plus qualifiée annonce une charge de travail vouée à diminuer drastiquement au fil des années. Une charge de travail moindre certes, mais une production de services et de biens qui reste assurée, pas besoin de travailler si le travail est déjà fait. Cette situation jusqu’alors extraordinaire (aux non roturiers) poussera inévitablement la population à s’attarder sur ce qu’il y a hors du travail: la socialisation, les hobbies ou l’éducation entre autre.

Du temps libre pour s’épanouir émotionnellement, développer ses compétences ou se découvrir une passion, bref, une vision de la vie bien loin de la survie.

Pas si mal finalement.