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Alors que j’étais en train de glander chez des amis (soyons honnêtes) sûrement à scroller inlassablement mon téléphone, quelque chose attire mon attention.  Cela doit faire des heures (voire des années) que leur télé vit au rythme de la chaîne l’Equipe, pour se tenir au courant du foot, des matchs de foot, des joueurs de foot, des résultats du foot et aussi un peu de rugby pour éviter la répétition. Les commentateurs sur-impliqués parlent beaucoup trop vite, les joueurs aussi vont vite, très vite, trop vite? Sûrement parce que ce sont des personnages fictifs composés de pixels, je suis en train de regarder un match de FIFA. Je suis entrain de regarder des gens faire semblant de jouer au foot, à la télé, pendant que d’autres commentent leur faux match en direct. Étrange mais pas improbable.

Cela fait plusieurs années que l’on en discute, récemment on se pose carrément la question suite aux rumeurs d’une intégration de l’e-sport aux Jeux Olympiques de Paris 2024. On a considéré le jeu vidéo comme une vraie discipline, un vrai sport, avant de revenir en arrière. Trop complexe, trop niche, trop nouveau, Patrick Baumann le Président de l’association des Fédérations Internationales tient un discours plutôt tiède, mais pas fermé. Il s’agit de comprendre et définir dans quelles mesure l’e-sport peut rejoindre un tel événement. Et pas n’importe comment, pas de jeux PEGI 16 ou 18, on reste tout public, donc adieu les CS et CoD (tout en vous souhaitant un beau match de boxe).

Les SEA Games 2019, (tournoi sportif d’Asie du Sud Est) ont déjà ajouté l’e-sport à leur programme, et on pourra assister à un tournoi Fortnite à la fin de l’Open d’Australie. Cette année, lors des jeux d’hiver en Corée, des démonstrations et compétitions annexes (Starcraft 2) avaient rapproché jeux vidéo et jeux olympiques. Un Français s’était d’ailleurs qualifié pour participer au tournoi, Ilyes Satouri aka Stephano:

“L’esprit de compétition, l’entraînement, la routine, les coachs, les réflexions sur les matchs pour comprendre les erreurs qu’on commet, être constamment en train de se demander comment s’améliorer et dans une démarche de perfectionnement…On le vit tous les jours et ce sont des caractéristiques qu’on retrouve dans le sport. “ 

C’est vrai. Mais est-ce suffisant ? Les échecs doivent sûrement demander les mêmes sacrifices, enfin je ne sais pas y jouer donc j’imagine. Mais je sais jouer au jeux vidéos (PC MASTER RACE) en ce moment c’est Overwatch, le petit dernier de chez Blizzard (Créateurs de WoW), un jeu comportant une dizaine de personnages colorés qui s’entre-tuent (pew pew) par équipe pour prendre le contrôle d’une zone définie. Un jeu auquel je joue d’ailleurs, pas trop mal.                                                                                            #PAO21573  Ci-joint mon Battletag si tu veux que je te carry 😉

(Petite parenthèse) Le jeu vidéo permet une créativité et des opportunités inédites au niveau de l’expérience utilisateur, qui peut voler et explorer des univers surréalistes, dépasser les limites du normal, ou se faire un faux tennis. J’ai toujours eut un peu (beaucoup) de mal avec les jeux de sport. Faire un foot, un basket ou un tennis virtuel, quelle horreur. Déjà que la version originale ne m’emballe pas, m’enfin.

Qu’est ce qu’un sport ?

“Activité physique exercée dans le sens du jeu et de l’effort, et dont la pratique suppose un entraînement méthodique et le respect de règles.” 

Bon si on enlève le concept d’effort physique au sens traditionnel, on retrouve effectivement les valeurs de l’e-sport dans cette définition. Le tir à la carabine est une discipline olympique depuis 1896, et après renseignements, il n’y pas d’effort physique à proprement parler, mais beaucoup de concentration, de travail et de talent, sans nul doute. Ce qui est toujours mieux que l’équitation où l’effort physique est carrément sous-traité.

Pour ma part, je pense que tout dépend de l’élément sur lequel on met l’accent, ce qui compte le plus c’est la transpiration ? L’effort physique ? Ou le reste ? Faire du sport, pour moi c’est transpirer, mais ici on parle bien de discipline olympique, et je ne vois pas le yoga, le footing ou les squats programmés aux JO; tout comme je déconseillerai le tir sportif pour perdre sa couche de lard post-fêtes.

Alors la crainte ne reposerait-elle pas plutôt sur le E que sur le sport ? Internet, le digital, restent un frein pour une partie de la population qui rechigne à voir le monde changer, parce que forcément en mal.  Les jeux vidéos étaient encore considérés comme une occupation préadolescente débile et débilisante qui encourage la violence il y a peu, il faudra sûrement un peu de temps pour redorer complètement son blason, mais il ne faut pas perdre espoir. Les prochaines générations auront d’autre codes, et les parents de demain sauront que l’on ne peut pas mettre en pause un jeu en ligne.

 

Et puis il y a énormément d’argent à se faire, donc il ne faut pas s’inquiéter, ils vont trouver une solution.